Mes jours et mes nuits

Mes jours s’égrènent,
Chapelets du soir et rosaires psalmodiés.
Je contemple, éblouie, le tapis étoilé,
Mes rêves m’échappent,
Voyageant dans la brume de l’éther.
Au loin, la brise berce le prunier parsemé de pétales blancs,
Elle ébouriffe en riant les grappes de glycine qui exhalent au vent leur sourire parfumé, doux, sucré et envoûtant.
Au fond de l’allée, la forêt murmure.
Les branches des châtaigniers s’agitent dans un dernier frémissement de plaisir.
Le sous-bois ralentit ses frissons,
La vie qui grouillait sous les feuilles mortes de l’automne dernier
S’apaise.
La nature, paisible, repue de tant de beauté,
S’endort.

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