La maison est calme, elle respire.
La fraîcheur glisse par les fenêtres grandes ouvertes.
À l’orée du jour, les chouettes hululent en s’envolant.
Seuls Georgy et Guidéon, les coqs, lancent leurs cris de victoire.
La maison est silencieuse, elle écoute.
Dans les troènes, les oiseaux s’animent :
bergeronnettes, éternelles pipelettes,
étourneaux et pinsons en légers tourbillons.
La maison se réveille, elle parle.
Une mouche s’agace, vrombit contre la vitre.
Une irrésistible odeur de café l’enveloppe et l’active.
Tout semble possible ce matin



