Le Phoenix et l’Orage

Longtemps attisé, le feu se mélange à la cendre
Sans trouver vers le ciel le chemin de l’envol.
Il parcourt l’espace s’étirant sans relâche,
Dispersant une grisaille qui pénètre dans l’air.


Il revient vigoureux, dévorer bois et feuilles
Renaissant du trépas, Phoenix glorieux.
Mais au loin une menace le guette ;
Les nuages grossissent mais tardent à se rompre.


Une grive, affolée, lance un appel!
Et le merle, impatient, lui répond, coléreux.
« Qu’attendent donc les cieux pour enfin s’ouvrir ! »
Une goutte, puis d’autres « flaquettent » finalement,


Ploc !
Ploc !
Ploc !


Le rythme s’accélère,
La buse, soulagée, retourne à son nid,
Le coq, dans un cri, se rebelle.
L’orage s’abat enfin !


Le vent se couche au lointain et s’apaise


Le calme revient

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