Douceurs et merveilles

Rechercher dans l’intime pour faire résistance

Syntaxe émerveillée d’une langue, qui au gré d’une musique, s’évapore dans les douceurs de l’air;
Sucrée, fraîche comme le miel, abusant les sens, elle colore lentement le déclin du jour.
Pourtant quelle erreur serait-ce de ne la réduire qu’à ses seuls contours
Puisqu’elle offre à des yeux farouches une matière voluptueuse et lunaire;
Dans la fantasque rétine du souvenir, elle s’imprime, revêtant une Aube en majesté
Où seuls des tons fauves, au camaïeu douceâtre, lui donnent cette étonnante légèreté.

L’horloge

Une horloge qui parle et scande les moments
Elle s’adresse au temps inexorable et puissant
Elle s’exprime, oubliée dans l’enchantement,
Nous disant que désormais, voilà, il est temps.

Sur de nouvelles rives il faut aller
Lever les amarres, apprêter le voilier
Chercher au plus loin ce qui n’existe pas
Et que jamais, au grand jamais on ne trouvera.

S’agit-il de cet ailleurs dont on ne parle pas
De peur que soudain, il ne nous engloutisse
Et nous jette sans égard dans le précipice
D’un oubli qui ressemble au trépas.

Vaines pensées, sous le front soucieux et avisé
D’un destin sans accroc d’un monde oublié
Que la foule, insouciante et vorace
Suit sans détour, comme un chien suit sa trace.

Le silence

Le silence m’entoure et m’étreint
Il se pose sur ma main
Qui le caresse sans résistance
Comme un train en partance.

Mièvre est ce jour qui déverse en moi
Les débats d’un éternel émoi.

Et pourtant le versant du coteau
N’apporte nulle lumière
Dans mon humble chaumière
Il faut partir au plus tôt.

Our life in Le Bruel

When we discovered Le Bruel, the Land and its generosity, we were astonished by the breathtaking landscapes and the allure of its rolling hills.

This is the land where we can dream and think, it is a vast expanse where imagination knows no bounds, inviting us to wander freely among the fields of creativity and reflection. This sanctuary transcends the ordinary.

We enjoy discovering every species of birds here in the Lot, a home to various unique ecosystems, and enhanced our experience in that field thanks to the rich biodiversity of our forest.

We also appreciate going into the woods with our friends and pick up mushrooms, exploring the beautiful, serene environment that surrounds us. The sense of adventure heightens as we share stories and laughter with them, making the experience not only about foraging, but also about enjoying each other’s company amidst the towering trees and chirping birds that create a perfect backdrop for a memorable day.

Each day is an opportunity to explore the beauty of the surrounding land. In embracing these moments of wonder, we not only expand our horizons but also cultivate a deeper appreciation for the intricate tapestry of life, making every experience meaningful and enriching.

Our animals, happy and free, prance joyfully in the wide open fields. They have the comfort they need, with ample food and fresh water always available, allowing them to thrive in a peaceful environment.

What a source of inspiration for an artist! Here, John is able to observe, create, and bring his incredible sculptures to life

But it’s not just John who finds inspiration in this peaceful place — writing, too, has its space here.
Words come alive, freely and naturally, in the quiet beauty of our surroundings.
You’ll find a few of my poems still present on the blog as well — little echoes of life in Le Bruel.

Firenze nella nebbia dei miei ricordi

Dans le brouillard de mes souvenirs

Nous marchions, heureux et insouciants.

Des enfants, déguisés, s’égayaient en courant.

L’avenir s’ouvrait à nous, radieux et souriant

Devant nos yeux éblouis, l’amour nous enlaçait, puissant.

La fraîcheur, nous pénétrait en ce mois de février

Où seuls nos baisers semblaient nous réchauffer

Que n’aurais-je donné pour que cet instant dure une éternité !

Le Ponte Vecchio embrassait notre curiosité

De la vie, de l’amour et de toutes ces pensées

Qui nous reportaient à Dante et à ses amants damnés,

Paolo et Francesca dans le tourbillon de leur passion,

Comme un prélude du destin où nous nous acheminions.

CE SOIR-LÀ À GUÉRET

L’éclair retentit. Dans un bain de poussière suspendue, il suffoquait.

Brillance mouvante, éternelle et insensée qui tournoyait sans relâche dans la tourmente sans fin de mes pensées nocturnes; il est là.

Pourquoi le convoquer à ma mémoire vacillante et faillible? Pourquoi retracer ses traits, sa chair et ses mots; il n’est plus.

Parti, alors que dans un délire verbal, il éructait des mots aux sons rauques parfois âpres, insoucieux de l’espace où la lumière tourbillonnait, vrombrissant telle une étoile en délire.

Il n’est plus.

Comme ce soir-là à Guéret

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Quand les hirondelles ….

Migrations émigrées, elles passèrent sous ma fenêtre hier fumées d’hirondelles qui volaient en tourbillon. Le ciel assombri semblait les accompagner dans leur voyage vers l’ailleurs. Je regardais émerveillée le ballet incessant qui s’organisait sans jamais faillir. Les hommes n’ont pas cette habileté… Lourds et obtus ils évoluent sans grâce car leur chair les retient à la terre.

Les inconsistances de la vie

Évanescence, sentiment d’étrangeté et mouvance. Le monde évolue sans cesse et laisse sans répit, le cœur oublié qui repose sans dormir.

Il vous regarde ébahi dans le choc de l’évidence. Le monde est parfait dans son cycle d’enfer et l’homme imparfait désire seulement s’en emparer. Les idées noires sombrent dans l’abime emportées par le tourbillon de la fin. Jamais, sans espoir. Noir est l’oubli.