Narcisse revisité

European robin bird perched on skylight window reflecting in the glass

Il tambourine chaque jour à la fenêtre
Acharné dans sa lutte contre lui,
S’évertuant dans une danse où ses pas s’enchevêtrent,
Voletant, s’enfuyant mais revenant toujours vers lui.

Il tambourine depuis des jours déjà,
Épuisé, las, mais jamais défait.
Cette danse qui le mène au trépas,
Jamais, au grand jamais, ne le satisfait.

De son bec, il lance, téméraire, un défi
Á celui qui le nargue toujours,
Ne lui laissant pourtant aucun répit
Dans le duel dont le prix est l’amour.

Sa fiente, sur la vitre, il déjecte
Orgueilleux et gonflant sa poitrine
Il défie l’autre, l’odieux rival, l’abject
Celui, narquois, qui toujours le fascine.

Quand finira donc cette lutte impavide ?
Lui, l’amoureux, l’aimant, l’intrépide
Se rendra-t-il finalement compte
Que c’est son reflet qu’il confronte.

Pensieri sparsi: Ricordami vivendo

Nel cielo grigio un groviglio di pensieri
Altalenanti come l’ardire del dovere.
La goccia fugge sul vetro opaco
Il passero si allontana volteggiando.
Sulle labbra sue, sottili, un brivido di paura
Trafiggeva il cuore lontano.
Era forte, nell’aria l’odio di lui
Quella porta aperta sui fiumi di sentimenti.
Il fremito voluto ed agognato,
Troneggiava, meschino e maledetto.
A questo cuore malandato voglio dire una preghiera
Di Teseo, non v’è traccia
Il mostro in agguato affonda sempre gli artigli
Nelle vittime consenzienti e indifese
Il terrore le avvolge come una coltre
Che, soffocante, pian piano le distrugge.