Firenze nella nebbia dei miei ricordi

Dans le brouillard de mes souvenirs

Nous marchions, heureux et insouciants.

Des enfants, déguisés, s’égayaient en courant.

L’avenir s’ouvrait à nous, radieux et souriant

Devant nos yeux éblouis, l’amour nous enlaçait, puissant.

La fraîcheur, nous pénétrait en ce mois de février

Où seuls nos baisers semblaient nous réchauffer

Que n’aurais-je donné pour que cet instant dure une éternité !

Le Ponte Vecchio embrassait notre curiosité

De la vie, de l’amour et de toutes ces pensées

Qui nous reportaient à Dante et à ses amants damnés,

Paolo et Francesca dans le tourbillon de leur passion,

Comme un prélude du destin où nous nous acheminions.

CE SOIR-LÀ À GUÉRET

L’éclair retentit. Dans un bain de poussière suspendue, il suffoquait.

Brillance mouvante, éternelle et insensée qui tournoyait sans relâche dans la tourmente sans fin de mes pensées nocturnes; il est là.

Pourquoi le convoquer à ma mémoire vacillante et faillible? Pourquoi retracer ses traits, sa chair et ses mots; il n’est plus.

Parti, alors que dans un délire verbal, il éructait des mots aux sons rauques parfois âpres, insoucieux de l’espace où la lumière tourbillonnait, vrombrissant telle une étoile en délire.

Il n’est plus.

Comme ce soir-là à Guéret